Psychothérapie ACP · Allevard & Grenoble

Retrouvez
votre sérénité
intérieure.

Anxiété, deuil, dépression, traumatisme, perte de sens… Un accompagnement bienveillant à votre écoute, à votre rythme.

Scroll
Anxiété & StressDeuil & SéparationDépressionTraumatismePsycho-traumatismesEMDR-HDifficultés relationnellesPerte de sensMieux se connaîtreMieux se comprendreAdultes, enfants & adolescentsAllevardGrenobleVisio disponibleApproche Centrée sur la Personne
Ce que vous ressentez est réel

Vous vous reconnaissez dans l'une de ces situations ?

Anxiété persistante

Une tension constante, des pensées envahissantes, un sentiment d'insécurité qui ne vous quitte pas.

Deuil ou séparation

La perte d'un proche, une rupture, un changement de vie qui laisse un vide difficile à traverser.

Traumatisme

Des événements passés qui continuent d'affecter votre quotidien, vos réactions, votre confiance.

Perte de sens

L'impression de tourner en boucle, de ne plus savoir qui vous êtes ni où vous allez.

Difficultés relationnelles

Des schémas répétitifs, des conflits, une difficulté à trouver votre place dans vos relations.

Manque de confiance

Une mauvaise estime de soi, le sentiment de ne jamais être à la hauteur, de douter de tout.

Vous n'avez pas à traverser cela seul(e). Un espace sécurisé vous attend.

Accompagnements

Trois modalités d'intervention

Mer de nuages, thérapie individuelle ACP
Approche ACP & EMDR-H

Thérapie
Individuelle

Un accompagnement centré sur vous, en présentiel ou en visio. Adultes, enfants et adolescents. L'EMDR-H peut être proposée si pertinent.

50 à 60 min · 60€ · Allevard, Grenoble ou Visio
Analyse des pratiques professionnelles, accompagnement de groupes
Pour les professionnels

Analyse des
Pratiques Professionnelles

Accompagnement de groupes de professionnels (institution, association, établissement…) dans leur posture et leur vécu au travail.

Groupes de 6 à 12 personnes
Montagne au lever du jour, groupe de rencontre
Se rencontrer autrement

Groupe de
Rencontre

Un espace mensuel pour se retrouver en groupe (max 12 personnes), dans un climat de bienveillance et d'authenticité. Sans thème imposé.

1 fois par mois · 1h30 à 3h
Transformation

Ce qui change avec la thérapie

L'Approche Centrée sur la Personne est une approche globale qui tient compte de toutes vos dimensions : psychique, physique, émotionnelle. Dans un espace sécurisé, vous retrouvez vos ressources.

Avant la thérapie

Sentiment de solitude face à ses difficultés

Émotions refoulées, incomprises ou envahissantes

Schémas répétitifs dans les relations

Perte de confiance en soi et en ses capacités

Impression de tourner en boucle sans avancer

Avec la thérapie

Une confiance en sa capacité à faire face

Meilleure compréhension et validation des émotions

Relations plus sereines et authentiques

Reconnexion à ses ressources intérieures

Changements concrets et durables dans sa vie

Mon approche

Ce qui m'intéresse,
ce n'est pas votre problème,c'est vous.

En tant que thérapeute ACP, à Allevard et à Grenoble, je m'attelle à créer un climat favorable fait de sécurité, de constance, d'authenticité. C'est ce climat qui favorise le changement.

La méthode EMDR-H, utilisée dans le traitement des psychotraumas, peut être envisagée ensemble si nous le jugeons nécessaire.

Claire de Cambourg, psychopraticienne en Approche Centrée sur la Personne
7 ansD'expérience
920hFormation initiale
300h+Formation continue
1300h+De clinique
2Cabinets
60€La séance
Le chemin

Comment se déroule le parcours ?

Chaque parcours est unique. Voici les grandes étapes qui se dessinent naturellement, à votre rythme.

1
Premier temps

Échange & découverte

Un premier contact pour faire connaissance. Vous partagez ce qui vous amène, sans pression. Un espace pour vous, sans jugement.

2
Reconnaissance

Accepter & comprendre ses blocages

Dans un cadre sécurisé, vous explorez ce qui est difficile. Vous commencez à mieux vous comprendre et à davantage accueillir votre vécu émotionnel.

3
Accompagnement

Cheminement à votre rythme

La durée et la fréquence se discutent ensemble afin de tenir compte de votre demande et de vos possibles. La méthode EMDR-H peut être envisagée pour certaines situations spécifiques.

4
Transformation

Équilibre & autonomie

Vous observez des changements concrets. Votre entourage vous le témoigne également. La fréquence s'adapte vers plus d'autonomie.

“L'étonnant paradoxe, c'est que lorsque je m'accepte tel que je suis, alors je peux changer.”

Carl Rogers
Questions fréquentes

Avant de commencer

Les réponses aux questions les plus courantes pour vous aider à franchir le pas en toute confiance.

Quelle différence entre psychopraticien et psychologue ?
+
Psychologue et psychopraticien se distinguent par leur statut, leur formation et leur champ d'action. Le premier est diplômé d'État ; il peut effectuer des bilans en vue d'un diagnostic. Le second, formé en institut privé, pratique uniquement la psychothérapie en vue d'accompagner un processus de changement.
Combien de séances sont nécessaires ?
+
Cela dépend entièrement de vous et de votre situation. Le nombre et la fréquence se décident ensemble, sans engagement. Certains accompagnements sont courts, d'autres plus longs.
Pourquoi n'y a-t-il pas d'avis en ligne ?
+
Par choix d'intégrité, je ne sollicite pas de témoignage ou d'avis. Mon approche est entièrement centrée sur vous : votre parcours est unique et ne se compare pas à celui d'un(e) autre. La relation thérapeutique repose sur la confiance et la confidentialité.
Les séances sont-elles remboursées ?
+
Les séances ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale. Cependant, certaines mutuelles prennent en charge tout ou partie des séances de psychothérapie.
Qu'est-ce que l'EMDR-H ?
+
C'est un outil de traitement des psycho-traumatismes, intégré dans le parcours thérapeutique ACP lorsque c'est pertinent. Il n'est jamais imposé et s'inscrit toujours dans une relation de confiance déjà établie.
Prêt(e) à faire le premier pas ?

Prenez rendez-vous

Le plus difficile est souvent de décider de commencer. Je suis là pour vous accueillir.

Mon approche

L'Approche Centrée
sur la Personne

Une philosophie humaniste héritée de Carl Rogers, un espace sécurisé où explorer votre vécu, à votre rythme, sans jugement ni directivité.

ACP · EMDR-H
Thérapie individuelle ACPEMDR-H intégréPrésentiel ou VisioAdultes, enfants & adolescentsAnalyse des pratiques proGroupe de rencontreEspace sécurisé
Mer de nuages, Thérapie ACP à Allevard et Grenoble
Mon approche thérapeutique
Thérapie individuelle

L'Approche Centrée
sur la Personne

Mon socle, mon cadre de référence, c'est l'Approche Centrée sur la Personne : une approche humaniste qui privilégie la qualité de la relation pour favoriser les processus de changement.

Trois attitudes : regard positif inconditionnel, compréhension empathique, congruence.

Un état d'esprit : la non-directivité. Je ne vous dis pas comment vous comporter. Je crée les conditions qui vont vous permettre d'explorer votre vécu en sécurité afin que les comportements aujourd'hui obsolètes puissent être remplacés par d'autres plus en adéquation avec qui vous êtes.

Écoute authentique, chaleur et absence de jugement
Pas de procédure imposée, un accompagnement centré sur vous
Fréquence et nombre de séances décidés ensemble
En présentiel (Allevard, Grenoble) ou en visio

Séance de 50 à 60 minutes · 60€ · Adultes, enfants, adolescents et personnes âgées

Un outil au service de la thérapie

L'EMDR-H : quand c'est pertinent

L'EMDR-H est un outil de traitement des psycho-traumatismes que j'intègre dans la thérapie lorsque c'est pertinent. Il aide votre organisme à retraiter des informations restées bloquées.

Cela peut être un point de départ à notre travail : il s'inscrit toujours dans une relation de confiance établie, quand vous vous sentirez prêt(e).

Traitement des psycho-traumatismes anciens et récents
Intégré dans le parcours thérapeutique ACP
Proposé si pertinent, jamais imposé
Inclus dans la séance, pas de surcoût

“Un des plus profonds besoins des gens est d'être complètement entendu, totalement compris et entièrement accepté.”

Carl Rogers
Déroulement

Comment se passe une consultation ?

1
Ouverture

Accueil ici et maintenant

Nous faisons un point depuis la dernière séance et décidons ensemble si nous poursuivons là où nous en étions, ou si nous faisons de la place à ce qui est présent aujourd'hui.

2
Cœur de la séance

Exploration, collaboration, co-élaboration

Nous regardons ensemble ce qui vous occupe et vous préoccupe, mais aussi ce qui vous réjouit, ce qui vous porte. Une thérapie ne sert pas uniquement à explorer ce qui ne va pas : il est capital de faire de la place, reconnaître et valoriser ce qui fonctionne.

3
Outil intégré · si pertinent

EMDR-H ?

Nous mettons en place ou poursuivons un plan de traitement EMDR-H, si cette thérapeutique a été envisagée ensemble.

4
Fin de séance

Clôture de la séance

Nous prenons soin de refermer l'espace ouvert ce jour-là afin que vous repartiez en sécurité, et nous convenons du prochain rendez-vous.

APP
Pour les professionnels & institutions

Analyse des Pratiques Professionnelles

J'interviens auprès d'équipes professionnelles (institutions, associations, établissements…) pour accompagner les groupes dans leur posture, leur vécu au travail et la qualité de leur engagement.

Vous trouverez dans la plaquette de présentation le détail de mon approche, mes domaines d'intervention et les modalités pratiques.

Télécharger la plaquette
Plaquette · APP

Claire de Cambourg
Intervenante APP

PDF · 2.8 Mo
Silhouette face à la lumière, ressources intérieures

“L'individu possède en lui-même des ressources considérables pour se comprendre.”
Carl Rogers

Questions fréquentes

Tout savoir avant votre 1ère séance

Quelle différence entre psychopraticien et psychologue ?
+
Psychologue et psychopraticien se distinguent par leur statut, leur formation et leur champ d'action. Le premier est diplômé d'État ; il peut effectuer des bilans en vue d'un diagnostic. Le second, formé en institut privé, pratique uniquement la psychothérapie en vue d'accompagner un processus de changement.
Combien de séances sont nécessaires ?
+
Cela dépend de votre situation. Le nombre et la fréquence se décident ensemble, au cas par cas. Certains accompagnements sont courts, d'autres plus longs.
Les séances sont-elles remboursées ?
+
Les séances ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale. Cependant, certaines mutuelles prennent en charge tout ou partie des séances.
Où se situent vos cabinets ?
+
1 rue de la Soierie, 38580 Allevard (lun, mar, mer, ven) et 12 rue de New York, 38000 Grenoble (jeudi). Visio disponible sur demande.
Qu'est-ce que l'EMDR-H ?
+
C'est une méthode de traitement des psycho-traumatismes, intégrée dans le parcours thérapeutique. Elle n'est proposée que si pertinent pour votre situation.

Prêt(e) à prendre rendez-vous ?

Cabinets à Allevard et Grenoble · Visio disponible · Réponse sous 24h

Approfondir sur le blog
Comprendre
Qu'est-ce que l'Approche Centrée sur la Personne ?
Comprendre
Carl Rogers, la personne au centre
Comprendre
Le groupe de rencontre
Explorer
La relation compte plus que la méthode
Décrypter
Psychologue, psychiatre, psychopraticien : qui fait quoi ?
Décrypter
Le diagnostic : repère utile ou étiquette ?
Qui suis-je ?

Claire de Cambourg

Psychopraticienne certifiée en Approche Centrée sur la Personne, formée à l'EMDR-H pour les psychotraumatismes. C'est l'écoute sensible et l'authenticité qui m'animent.

7 ans · 920h · 1300h de clinique
Portrait de Claire de Cambourg, psychopraticienne ACP
7 ansd'expérience
Qui suis-je ?

Une approche bienveillante

“J'ai choisi de me tourner vers l'accueil et l'accompagnement dans une approche profondément humaniste.”

Installée dans le Pays d'Allevard depuis 2016, j'ai choisi la relation d'aide après 15 ans dans le milieu culturel et le spectacle vivant. Ce parcours intense,920 heures de formation sur 5 ans, mémoire soutenue avec succès, m'a donné de solides compétences cliniques et relationnelles.

Mes formations en psychopathologie (socle de 100 heures, approfondissement 42 heures) aux troubles psychiatriques (TSA, TDAH, TPB, TSPT…) me permettent de vous accompagner au mieux quel que soit votre profil.

En parallèle, je suis accueillante dans deux Lieux d'Accueil Enfants Parents et intervenante en Analyse des Pratiques Professionnelles.

Adhérente AFP-ACP
Formée EMDR-H pour les psychotraumatismes
Psychopathologie : 100h+ de formation continue
Pratique supervisée
Cabinet Allevard : 1 rue de la Soierie, 38580
Cabinet Grenoble : 12 rue de New York, 38000
Mes valeurs

Ce qui guide mon accompagnement

Quatre piliers qui favorisent un climat de sécurité.

Regard positif inconditionnel

Vous êtes toujours considéré(e) en tant que personne, quoi que vous fassiez, quoi que vous disiez. Vos difficultés et vos comportements ne vous définissent pas.

Compréhension empathique

Je m'efforce de voir votre monde à travers vos yeux, selon votre cadre de référence, sans vous imposer le mien. Je reformule pour vérifier que j'ai bien compris votre réalité selon vos perceptions.

Congruence, authenticité

Je m'attelle à être moi-même une personne véritable face à vous, consciente de ce qui se passe pendant la séance, pour vous, pour moi, sans me cacher derrière une expertise ou une posture.

Présence

Je m'engage à être totalement présente, engagée et fiable. Quand je ne sais pas ou que je pense ne pas être la meilleure personne pour vous accompagner, je vous oriente vers un(e) collègue après en avoir parlé avec vous.

Mon parcours

D'une vie à une vocation

Un cheminement progressif du milieu culturel vers la relation d'aide, animé par une même exigence d'écoute et d'authenticité.

avant 2016
Première vie professionnelle

Responsable de l'accueil des artistes

Au sein d'une scène nationale, une carrière nourrie par les rencontres humaines, où s'est construit un regard attentif à la singularité de chacun.

2018
Tournant vers la relation d'aide

Lieu de vie Alzheimer · ACP

Mission polyvalente au sein d'un lieu de vie pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, accompagnement selon l'Approche Centrée sur la Personne.

2018
Premières certifications

Praticienne en relation d'aide

Certifiée praticienne en relation d'aide centrée sur la Personne. Bénévole à SOS Amitiés.

2019
Premiers accompagnements

Ouverture du cabinet d'Allevard

Premières consultations en cabinet, dans le cadre de la formation à la psychothérapie.

2021
Aboutissement de 5 années d'études

Fin de formation ACP

Fin de formation à la pratique de la thérapie Centrée sur la Personne.

2022
Mémoire soutenu avec succès

Certifiée psychopraticienne

Soutenance de mémoire. Certification en Approche Centrée sur la Personne. Ouverture du second cabinet, à Grenoble.

2023
Approfondissement clinique

100h de psychopathologie

Module de 100h de formation en psychopathologie. Collaboration avec la plateforme Speak Easy.

2024
Élargissement des compétences

TDAH, TSA & APP

Formations sur le TDAH et le TSA. Formation comme intervenante en Analyse des Pratiques Professionnelles.

2025
Nouveaux outils thérapeutiques

TPB, EMDR-H, psychopathologie

Formation sur le Trouble de la Personnalité Borderline, formation EMDR-H pour les psychotraumatismes, approfondissement en psychopathologie.

aujourd'hui
Formation continue en cours

Thérapie des schémas & psychotraumas

Formation à la thérapie des schémas et approfondissement sur les psychotraumas en cours d'acquisition.

Certifications & formations

Un cadre rigoureux

Des formations longues, des certifications reconnues et une supervision continue, pour vous accompagner avec méthode et humilité.

Certification Cap-ACP

Approche Centrée sur la Personne (Carl Rogers),920h de cursus, mémoire soutenu avec succès en 2022.

EMDR-H

Formation à l'EMDR-H pour le traitement des psycho-traumatismes, outil intégré à l'approche ACP lorsque c'est pertinent.

Adhérente AFP-ACP

Association Française de Psychothérapie Centrée sur la Personne, supervision, éthique et respect du code déontologique.

Psychopathologie

Plus de 100h de formation continue : TSA, TDAH, Trouble Borderline, pour adapter l'accompagnement aux profils singuliers.

CEP, en cours

Certificat Européen de Psychothérapie en cours d'acquisition, reconnaissance européenne du niveau de formation.

LAEP & APP

Accueillante en Lieu d'Accueil Enfants Parents et intervenante en Analyse des Pratiques Professionnelles.

Transparence & déontologie

Questions fréquentes & témoignages

Retrouvez ici toutes les réponses aux questions que vous vous posez avant la première séance, et pourquoi vous ne trouverez pas d'avis.

Un fauteuil dans la douceur de la lumière
Un espace, une rencontre

« Un fauteuil, une écoute,
un temps qui n'appartient qu'à vous. »

Une question qui n'est pas ici ? , je réponds sous 24h.

Avant de commencer

Tout savoir avant votre première séance

Quelle différence entre psychopraticien et psychologue ?
+
Psychologue et psychopraticien se distinguent par leur statut réglementaire, leur formation et leur champ d'action. Le premier est diplômé d'État ; il peut effectuer des bilans en vue d'un diagnostic, peut exercer en libéral ou en institution (psychologue de l'éducation nationale, du travail…) ou faire de la recherche. Tandis que le second, formé en institut privé, pratique uniquement la psychothérapie en vue d'accompagner un processus de changement et, le cas échéant, orienter vers des spécialistes quand c'est nécessaire.
Combien de séances sont nécessaires ?
+
Cela dépend entièrement de vous et de votre situation. Le nombre et la fréquence se décident ensemble, sans engagement. Certains accompagnements sont courts, d'autres plus longs. C'est votre rythme qui prime.
Les séances sont-elles remboursées ?
+
Les séances ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale. Cependant, certaines mutuelles prennent en charge tout ou partie des séances de psychothérapie. N'hésitez pas à vous renseigner auprès de la vôtre.
Où se situent vos cabinets ?
+
1 rue de la Soierie, 38580 Allevard (lundi, mardi, mercredi, vendredi) et 12 rue de New York, 38000 Grenoble (jeudi). Des séances en visio sont également possibles via Teams, WhatsApp ou autre à la demande.
Qu'est-ce que l'EMDR-H ?
+
L'EMDR-H est un outil de traitement des psycho-traumatismes. Il aide votre organisme à retraiter des informations restées bloquées. Ce n'est jamais un point de départ : il s'intègre dans le parcours thérapeutique ACP, lorsque c'est pertinent et que vous vous sentez prêt(e).
Pourquoi n'y a-t-il pas d'avis en ligne ?
+
Par choix déontologique, je ne sollicite pas de témoignages ou d'avis. Mon approche est entièrement centrée sur vous : votre parcours est unique et personnel. La relation thérapeutique repose sur la confiance et la confidentialité, et chaque cheminement est trop singulier pour être comparé à un autre.
Qu'est-ce que l'Approche Centrée sur la Personne ?
+
L'ACP est une approche humaniste développée par Carl Rogers. Elle repose sur trois attitudes fondamentales : la compréhension empathique, l'accueil positif inconditionnel et l'authenticité du thérapeute. Ce sont ces conditions qui favorisent le changement, de l'intérieur.
Est-ce que vous posez des diagnostics ?
+
Il n'y a qu'un médecin qui est en mesure de poser un diagnostic. Je ne suis pas non plus habilitée à faire passer des tests en vue d'un bilan pour le diagnostic (travail du psychologue ou du neuropsychologue). En revanche, mes différentes formations me permettent de poser un pronostic (avant le diagnostic) et de vous orienter vers des spécialistes. Dans tous les cas, c'est une discussion que nous avons ensemble et cela doit être au service de votre accompagnement, sans vous enfermer dans une définition.
«»

Pourquoi pas de témoignage ici

Un carnet fermé, symbole de confidentialité
Un choix éthique, une parole libre

« Votre expérience est unique, elle ne se compare pas. »

Pourquoi vous ne trouverez pas de témoignage sur ce site

Je suis la première à me référer aux avis pour choisir un service ou une prestation… et pourtant vous n'en trouverez pas sur moi ici.

Même si j'aimerais céder à la facilité d'une publicité gratuite qui vanterait les mérites de mon travail, mon éthique personnelle et le code de déontologie de la Fédération Française de Psychothérapie et de Psychanalyse (FF2P) que j'ai signé, et que je me suis engagée à suivre, me l'interdisent (art. 7b).

Pourquoi ? Parce que vous êtes unique et singulier, votre expérience et celle des autres l'est tout autant. Ce qui a « marché » pour l'un ne présage de rien pour l'autre…

Je vous invite plutôt à me contacter pour vous faire une idée par vous-même. Je m'engage à répondre à toutes vos questions afin que vous puissiez vous lancer avec le maximum d'informations possibles sur mon parcours, mes formations, mon expérience et ce que je propose comme accompagnement.

Faites-vous votre propre idée.

Écrivez-moi via le formulaire de contact, je réponds à toutes vos questions, sans engagement.

Prêt(e) à faire le premier pas ?

Cabinets à Allevard et Grenoble · Visio disponible

Réflexions & ressources

Mieux se comprendre

Des articles pour explorer la thérapie, les émotions et le chemin vers soi, à lire à votre rythme.

Lectures & réflexions
ComprendreDécrypterExplorerTémoignagesTraumatismeEMDR-HApproche centrée sur la personneÉmotions
À la une

Le dernier article

Toutes les lectures

Explorer par le sujet

Rester en lien

Recevez les nouveaux articles

Une à deux fois par mois, des réflexions posées, sans spam, sans vente, sans pression. Juste des mots.

Une question personnelle ?

Les articles ne remplacent pas une rencontre. Je suis disponible pour un premier échange.

Comprendre

Qu'est-ce que l'Approche Centrée sur la Personne ?

Claire de CambourgPar Claire de Cambourg·12 mars 2026·8 min de lecture

L'Approche Centrée sur la Personne (ACP) n'est pas une méthode thérapeutique de plus. C'est d'abord une philosophie de la relation humaine, une manière d'être en lien avec l'autre qui, avant tout, respecte profondément ce qu'il est.

Une philosophie, avant d'être une thérapie

Développée dans les années 1950 par le psychologue américain Carl Rogers, l'ACP part d'une intuition forte : chaque personne porte en elle les ressources nécessaires à son propre changement. Le rôle du thérapeute n'est pas de diagnostiquer, de prescrire ou de conduire, c'est de créer les conditions dans lesquelles ces ressources peuvent se réactiver.

Cette approche a d'abord transformé la psychothérapie, mais elle s'est rapidement étendue à d'autres champs : la pédagogie, le management, la médiation, la relation d'aide. La Communication Non Violente (CNV) s'en inspire directement.

L'étonnant paradoxe, c'est que lorsque je m'accepte tel que je suis, alors je peux changer.Carl Rogers

Les trois attitudes fondamentales

Pour Rogers, la qualité d'un accompagnement ne repose pas sur la technique mais sur trois attitudes que le thérapeute incarne dans la relation.

1. La congruence (ou authenticité)

Le thérapeute ne se cache pas derrière un costume de « sachant ». Il est pleinement présent, transparent, cohérent entre ce qu'il ressent et ce qu'il montre. C'est cette authenticité qui autorise le patient à être lui-même, sans filtre ni rôle.

2. Le regard positif inconditionnel

Quoi que la personne apporte, ses doutes, ses contradictions, ses parts d'ombre, elle est accueillie sans jugement. Non pas approuvée aveuglément, mais respectée en tant qu'être humain, toujours.

3. La compréhension empathique

Le thérapeute s'efforce de voir le monde à travers les yeux de la personne qu'il accompagne, de ressentir ce qu'elle ressent, sans perdre de vue qu'il s'agit de son vécu à elle. Cette empathie est un « comme si » soutenu, jamais une fusion.

Ces trois attitudes ne sont pas des techniques qu'on applique. Ce sont des manières d'être en relation, et c'est précisément ce qui distingue l'ACP des approches plus directives.

Ce que ça change concrètement dans une séance

En pratique, cela signifie que :

  • Aucun diagnostic n'est posé d'emblée. Ce n'est pas l'étiquette qui guide l'accompagnement, c'est la rencontre.
  • Aucun protocole préétabli n'est déroulé. Chaque séance est singulière, ajustée à ce que vous apportez ce jour-là.
  • La durée et la fréquence se décident ensemble. Certains parcours sont courts, d'autres plus longs, c'est votre rythme qui prime.
  • Vous n'êtes pas « guidé(e) » vers une solution toute faite. Vous êtes accompagné(e) dans l'exploration de votre propre vécu, pour retrouver ce que vous savez déjà, même sans le savoir.

Pourquoi cette approche peut vous aider

Si vous avez déjà eu l'impression, dans d'autres accompagnements, de ne pas être vraiment entendu(e), de recevoir des conseils avant d'avoir été écouté(e), d'être réduit(e) à un symptôme ou à une case, l'ACP offre quelque chose de radicalement différent.

Elle part du principe que vous êtes la personne la plus experte de votre propre vie. Ce que le thérapeute apporte, c'est un cadre, une qualité de présence, et une confiance profonde dans votre capacité à trouver vos propres réponses. C'est ce climat, et non une technique particulière, qui permet au changement de se mettre en mouvement.

Un espace où vous êtes au centre

L'ACP, ce n'est pas une école parmi d'autres. C'est une manière de considérer l'autre comme pleinement capable, digne de confiance, et légitime dans ce qu'il ressent. Une manière qui, une fois expérimentée, change durablement le rapport qu'on peut avoir à soi-même et aux autres.

Si cette approche résonne avec vous, le mieux est encore de venir en faire l'expérience, d'une première rencontre, sans engagement, où vous verrez par vous-même ce que signifie être accueilli(e) ainsi.

Pour aller plus loin
Mon approche
L'Approche Centrée sur la Personne & l'EMDR-H
Découvrir →
Comprendre
Carl Rogers, l'homme qui a replacé la personne au centre
Lire →
Comprendre
Le groupe de rencontre : se découvrir au contact des autres
Lire →
Envie d'en faire l'expérience ?

Une première rencontre, sans engagement

Un premier échange pour faire connaissance, poser vos questions, et voir si nous pouvons cheminer ensemble.

Comprendre

Comment savoir si j'ai besoin d'une thérapie ?

Claire de CambourgPar Claire de Cambourg·29 juin 2026·7 min de lecture

On imagine souvent qu'il faut « aller mal » pour consulter. Comme s'il fallait un effondrement, une raison assez grave, un seuil franchi. La vérité est plus douce, et plus simple : on peut venir bien avant ça.

Il n'y a pas de « bonne raison » pour consulter

Beaucoup de personnes attendent longtemps avant de prendre rendez-vous. Non pas par manque de souffrance, mais par peur de ne pas être légitimes. « Ce n'est pas si grave », « d'autres vivent pire », « je devrais réussir à m'en sortir seul(e) ». Ces phrases, je les entends souvent et je les ai même déjà prononcés pour moi-même…

Pourtant, la thérapie n'est pas réservée aux situations extrêmes. On peut consulter parce qu'on traverse une épreuve, bien sûr, mais aussi parce qu'on sent qu'on tourne en rond, qu'on répète les mêmes schémas, ou simplement parce qu'on a envie de mieux se comprendre.

Le besoin de thérapie ne se mesure pas à la gravité de ce qu'on vit, mais à ce que cela fait peser sur nous.

Quelques signes qui peuvent vous mettre sur la piste

Il n'existe pas de liste officielle, et chaque histoire est unique. Mais certains signaux reviennent souvent chez les personnes qui finissent par consulter :

  • Une émotion qui prend trop de place : une tristesse, une angoisse, une colère qui dure, revient, ou semble disproportionnée par rapport aux situations.
  • Le sentiment de répéter les mêmes situations : dans le couple, au travail, dans l'amitié, comme si un scénario se rejouait malgré nous.
  • Un événement qui ne « passe pas » : une séparation, un deuil, un licenciement, un choc, dont l'écho continue de résonner longtemps après.
  • Une perte d'élan : plus vraiment d'envie, de plaisir, de sens, sans qu'on sache bien pourquoi.
  • Le besoin de parler à quelqu'un de neutre : pas un proche, qui aime et qui juge forcément un peu, mais une personne extérieure, formée à l'écoute.

Si vous vous reconnaissez dans l'un de ces points, ce n'est pas un diagnostic. C'est simplement une invitation à vous écouter un peu plus.

« Je peux en parler à mes proches, non ? »

Bien sûr. Et c'est précieux. La grande majeure partie des situations difficiles que l’on traverse sont “digérées” grâce à l’échange avec les proches, le temps et les ressources personnelles accessibles. Parfois, cependant, les proches sont eux-mêmes dépassés. Ils vous connaissent, vous aiment, ont une histoire avec vous. Ils ont aussi, malgré eux, des attentes, des conseils tout prêts, parfois leur propre intérêt dans ce que vous vivez. Un thérapeute, lui, n'attend rien de vous. Il n'est là ni pour vous rassurer à tout prix, ni pour vous orienter vers ce qu'il croit bon. Il est là pour vous offrir un espace où déposer ce qui vous traverse, sans jugement et sans enjeu. Et vous aider à (re)trouver accés à vos ressources internes.

La thérapie n'est pas un aveu de faiblesse. C'est souvent, au contraire, le signe qu'on décide de prendre soin de soi avant d'être au bord du gouffre.

Et si je me trompe ? Si « ça ne sert à rien » ?

C'est une crainte légitime. La bonne nouvelle, c'est qu'on n'a pas besoin d'être sûr(e) pour commencer. Un premier rendez-vous n'engage à rien. Il sert justement à voir : à sentir si le courant passe, si l'espace vous convient, si vous avez envie de continuer.

Dans l'Approche Centrée sur la Personne, qui est la mienne, c'est vous qui restez maître du chemin. On ne vous enferme pas dans un protocole, on n'impose ni durée ni fréquence. Certaines personnes viennent quelques séances, d'autres cheminent plus longtemps. C'est votre propre processus qui donne le rythme, à moi de créer, avec vous, les conditions pour qu’il trouve son chemin.

Faire le premier pas

Si une part de vous se pose la question, c'est peut-être déjà une réponse. On ne se demande pas si on a besoin d'aide quand tout va bien et qu'on se sent profondément en paix.

Vous n'avez pas besoin d'une raison assez « grave ». Vous avez juste besoin d'avoir envie d'y voir plus clair. Que vous soyez à Allevard, à Grenoble, ou ailleurs en visio, un premier échange peut suffire à savoir si ce chemin est fait pour vous, maintenant.

Pour aller plus loin
Thérapie individuelle
Comment se déroule un accompagnement
Découvrir →
Décrypter
Psychologue, psychiatre, psychopraticien : qui fait quoi ?
Lire →
Explorer
Pourquoi la relation compte plus que la méthode
Lire →
Envie d'en parler ?

Une première rencontre, sans engagement

Un premier échange pour faire connaissance, poser vos questions, et voir si nous pouvons cheminer ensemble.

Décrypter

Psychologue, psychiatre, psychopraticien : qui fait quoi ?

Claire de CambourgPar Claire de Cambourg·13 juillet 2026·8 min de lecture

Psy. Un petit mot qui recouvre des métiers très différents. Avant de choisir la personne qui vous accompagnera, il est utile de savoir qui fait quoi, et ce que chaque titre signifie vraiment.

Pourquoi c'est si confus ?

Dans le langage courant, on dit « aller voir un psy » sans préciser. Pourtant, derrière ce mot se cachent des formations, des cadres légaux et des manières de travailler qui n'ont parfois rien à voir. Comprendre ces différences, ce n'est pas un détail administratif. C'est ce qui vous permet de choisir l'accompagnement le plus juste pour vous.

Le psychiatre : un médecin

Le psychiatre est avant tout un médecin. Il a suivi des études de médecine, puis s'est spécialisé en psychiatrie. C'est le seul, parmi les « psy », à pouvoir poser un diagnostic médical, prescrire des médicaments et établir des arrêts de travail.

On le consulte souvent pour des troubles qui nécessitent un suivi médical : dépressions sévères, troubles psychiques invalidant, situations où un traitement médicamenteux est nécessaire. Ces consultations sont remboursées par l'Assurance Maladie. Comme souvent dans le domaine médical, la consultation dure une quinzaine de minutes pour un suivi et sert à évaluer l’efficacité du traitement admninistré, ajuster si nécessaire et renouveler l’ordonnance.

Le psychologue : une formation universitaire

Le psychologue a suivi un cursus universitaire long, généralement cinq ans, sanctionné par un master de psychologie. Le titre de « psychologue » est protégé par la loi : on ne peut pas s'en réclamer sans ce diplôme.

Le psychologue n'est pas médecin : il ne prescrit pas de médicaments. Selon sa spécialité, il peut faire passer des tests, accompagner en entretien, conduire une psychothérapie. Ses approches varient énormément selon sa formation. Mais il peut aussi s’orienter vers la recherche et l’enseignement et ne pas recevoir de patients (il n’a donc pas de clinique)

Le psychothérapeute : un titre réglementé

Depuis 2010, le titre de « psychothérapeute » est encadré par la loi. Pour le porter, il faut remplir des conditions précises de formation, notamment en psychopathologie clinique, et être inscrit sur un registre officiel. C'est donc un titre, plus qu'un métier à part entière : un psychiatre ou un psychologue peut être psychothérapeute.

Le psychopraticien : la relation d'aide

Le psychopraticien, terme que j'utilise pour me décrire, désigne une personne formée à une ou plusieurs approches de psychothérapie, mais dont le titre n'est pas réglementé par l'État. Cela ne veut pas dire « sans cadre ». Au contraire.

Un psychopraticien sérieux se reconnaît à plusieurs choses : une formation longue et certifiée dans une approche reconnue, un travail personnel sur lui-même, une supervision régulière de sa pratique, et l'adhésion à une fédération qui impose un code de déontologie.

Pour ma part, je suis certifiée en Approche Centrée sur la Personne (la méthode de Carl Rogers) et formée à l'EMDR-H pour les psychotraumatismes. J'adhère à l'AFP-ACP et à la FF2P, qui encadrent ma pratique par un code de déontologie strict.

Alors, qui choisir ?

Il n'y a pas de hiérarchie. Ce sont des métiers complémentaires, pas concurrents.

  • Si vous pensez qu'un traitement médicamenteux est nécessaire, ou si votre médecin vous y oriente, le psychiatre est l'interlocuteur indiqué.
  • Si vous cherchez un bilan psychologique, des tests, ou un suivi remboursé dans certains cadres, le psychologue a sa place.
  • Si vous cherchez avant tout un accompagnement humain, un espace de parole et de transformation par la relation, un psychopraticien formé à une approche qui vous parle peut être le bon choix.

Le titre dit la formation. Mais ce qui soigne, au fond, c'est la qualité de la relation et la confiance qui s'installe.

Le vrai critère : la rencontre

Au-delà des étiquettes, le plus important reste le lien que vous ressentez. Une personne très diplômée avec qui le courant ne passe pas vous aidera moins qu'un accompagnant en qui vous avez confiance. A ce sujet je vous recommande vivement le vidéo de Julien Besse, psychologue, psychothérapeute systémique, sur le sujet : https://youtu.be/AJIz-xmlJ_c?is=lmy8kECQoVCRXqcj

C'est pour cela qu'un premier rendez-vous compte tant. Il ne s'agit pas seulement de vérifier des compétences sur le papier, mais de sentir si, avec cette personne-là, vous pourrez vous déposer en confiance. Que vous consultiez à Allevard, à Grenoble ou en visio, prenez le temps de ce premier ressenti. Il en dit souvent plus long que n'importe quel diplôme. Et je suis bien évidemment disponible pour répondre à toutes vos questions sur mon parcours et mes formations.

Pour aller plus loin
Mon approche
L'Approche Centrée sur la Personne & l'EMDR-H
Découvrir →
Comprendre
Comment savoir si j'ai besoin d'une thérapie ?
Lire →
Décrypter
Le diagnostic : repère utile ou étiquette qui enferme ?
Lire →
Envie d'en parler ?

Une première rencontre, sans engagement

Un premier échange pour faire connaissance, poser vos questions, et voir si nous pouvons cheminer ensemble.

Explorer

Pourquoi « gérer ses émotions » n'est pas la bonne approche

Claire de CambourgPar Claire de Cambourg·27 juillet 2026·7 min de lecture

« Il faut apprendre à gérer ses émotions. » On l'entend partout. Et si cette idée, sous ses airs de bon sens, nous éloignait justement de ce que nos émotions ont à nous dire ?

Le piège du mot « gérer »

Gérer, c'est un mot d'entreprise. On gère un stock, un budget, un planning. Quand on l'applique à nos émotions, on les traite comme un problème à contrôler, à maîtriser, à faire rentrer dans le rang.

Le sous-entendu est clair : une émotion serait une défaillance, quelque chose qui déborde et qu'il faudrait remettre à sa place. Alors on serre les dents, on respire un grand coup, on « prend sur soi ». Et souvent, ça marche un moment. Puis l'émotion revient, souvent plus fort.

Une émotion n'est pas un dysfonctionnement

Nos émotions ne sont pas là par erreur. Elles sont des messagères. La peur signale un danger, réel ou ressenti. La colère dit qu'une limite a été franchie. La tristesse accompagne une perte. La joie nous indique ce qui compte pour nous, que nous sommes au bon endroit pour nous.

Vouloir « gérer » une émotion, c'est souvent vouloir faire taire le messager avant d'avoir lu le message. On éteint l'alarme sans aller voir ce qui la déclenche.

Une émotion qu'on refuse d'écouter ne disparaît pas. Elle attend, et elle revient.

Accueillir plutôt que maîtriser

Dans l'Approche Centrée sur la Personne, on ne cherche pas à supprimer une émotion ni à la dompter. On cherche d'abord à l'accueillir, c'est-à-dire à lui faire de la place, à la reconnaître pour ce qu'elle est, sans la juger.

Cela peut paraître contre-intuitif. On imagine que s'autoriser à ressentir pleinement une colère ou une peur, c'est s'y noyer. C'est souvent l'inverse. Une émotion reconnue, nommée, accueillie, perd de sa charge. Elle peut alors circuler, se transformer, et nous livrer ce qu'elle avait à nous apprendre.

Accueillir une émotion ne veut pas dire la subir, ni agir sous son emprise. Cela veut dire la laisser exister assez longtemps pour comprendre ce qu'elle vient nous dire de nos besoins.

Ce que cela change, concrètement

Quand on cesse de vouloir gérer pour commencer à écouter, plusieurs choses se déplacent :

  • On arrête de se juger d'avoir des émotions « négatives ». Il n'y a pas d'émotion honteuse, juste des émotions plus ou moins agréables à traverser.
  • On comprend mieux ses réactions : derrière une colère répétée, il y a souvent un besoin non entendu. Derrière une angoisse, une insécurité plus ancienne.
  • On gagne en liberté : une émotion comprise n'a plus besoin de crier pour se faire entendre. On reprend la main, non pas en la contrôlant, mais en la connaissant.

Le rôle de l'accompagnement

Apprendre à accueillir ses émotions ne se fait pas toujours seul. Parfois, certaines émotions sont si fortes, ou si anciennes, qu'on a appris très tôt à les couper pour survivre. Les retrouver demande un cadre sûr, et une présence bienveillante.

C'est tout le sens d'un accompagnement thérapeutique : non pas vous apprendre à mieux « contrôler », mais vous offrir un espace où ressentir devient à nouveau possible, sans danger. Un endroit où vos émotions ont enfin le droit d'être là, et d'être écoutées.

Et si on changeait de regard ?

La prochaine fois qu'une émotion vous traverse, vous pourriez essayer, au lieu de la repousser, de simplement lui demander : « Qu'est-ce que tu viens me dire ? » Vous seriez surpris(e) de tout ce qu'elles contiennent, quand on accepte enfin de leur faire de la place.

Pour aller plus loin
Anxiété
L'accompagnement de l'anxiété
Découvrir →
Explorer
L'anxiété : et si on apprenait à l'écouter plutôt qu'à la combattre ?
Lire →
Explorer
Pourquoi la relation compte plus que la méthode
Lire →
Envie d'en parler ?

Une première rencontre, sans engagement

Un premier échange pour faire connaissance, poser vos questions, et voir si nous pouvons cheminer ensemble.

Comprendre

EMDR-H : comprendre le traitement des traumatismes

Claire de CambourgPar Claire de Cambourg·10 août 2026·8 min de lecture

Certains événements laissent non seulement une trace qui ne s'efface pas avec le temps mais peuvent même se loger “à part” dans notre système nerveux. Ne pas s’intégrer dans l’ensemble de la mémoire de nos expériences mais restent là, comme figés. L'EMDR-H est une approche qui aide le cerveau à reprendre le travail qu'il n'a pas pu faire au moment T.

Qu'est-ce qu'un traumatisme, au juste ?

Un traumatisme n'est pas seulement un « gros choc ». C'est un événement, ou une série d'événements, que notre psychisme n'a pas pu digérer sur le moment. Trop intense, trop soudain, trop menaçant, il est resté « coincé », non traité.

Le résultat, c'est qu'il continue d’exister en nous à l’état brut si l’on peut dire et qu’il peut resurgir au présent. Un son particulier en lien l’évènement, un mot, une sensation dans le corps, une réaction démesurée à un détail qui rappelle l'événement, ou la série d’événements voire même un contexte globale (insécurité familiale constante par exemple…).

Un souvenir traumatique n'est pas un souvenir comme les autres. Il garde une charge active qui peut se vivre au présent.

D'où vient l'EMDR ?

L'EMDR, pour Eye Movement Desensitization and Reprocessing (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires), est une approche découverte à la fin des années 1980 par la psychologue américaine Francine Shapiro. Elle a observé que certains mouvements des yeux semblaient apaiser des pensées douloureuses, et a développé un protocole structuré à partir de cette intuition.

Le « H » d'EMDR-H renvoie à une déclinaison de cette approche, intégrée dans une pratique humaniste, c'est-à-dire respectueuse du rythme et de l'autonomie de la personne, dans l'esprit de l'Approche Centrée sur la Personne.

Comment ça fonctionne ?

L'idée de fond est que notre cerveau possède un mécanisme naturel de traitement de l'information. La nuit, par exemple, pendant le sommeil paradoxal, nos yeux bougent rapidement et notre cerveau « range » les expériences de la journée.

Lors d'un traumatisme, ce mécanisme se trouve débordé. L'information reste stockée telle quelle, avec toutes ses émotions et sensations brutes. L'EMDR-H propose de relancer ce traitement naturel, à l'aide de stimulations alternées, le plus souvent des mouvements des yeux de gauche à droite, pendant que la personne reste en contact avec le souvenir.

L'objectif n'est pas d'effacer le souvenir. On ne peut pas, et ce ne serait pas souhaitable. L'objectif est de le « décharger » de son poids émotionnel, pour qu'il devienne enfin un souvenir du passé, et non plus une blessure du présent.

Ce que l'on peut accompagner avec l'EMDR-H

L'EMDR-H peut être pertinent face à des événements variés :

  • Des chocs ponctuels : accident, agression, deuil brutal, catastrophe.
  • Des blessures plus anciennes : situations difficiles de l'enfance, humiliations répétées, carences.
  • Des réactions qui semblent disproportionnées : peurs, blocages, réactions intenses dont on ne comprend pas l'origine.

Chaque situation est différente, et l'EMDR-H ne s'utilise jamais « en force ». Il s'inscrit dans un accompagnement plus large, et seulement quand la personne est prête, en confiance, et que le cadre est suffisamment sûr.

Un travail qui respecte votre rythme

Contrairement à une idée répandue, l'EMDR-H ne consiste pas à revivre brutalement le pire. Tout est progressif. On commence par installer un cadre de sécurité, par identifier vos ressources, par s'assurer que vous vous sentez suffisamment solide.

Dans ma pratique, l'EMDR-H ne remplace jamais la relation. Il vient s'y intégrer, comme un outil au service d'un cheminement, jamais à la place de l'écoute. C'est toujours vous qui restez au centre, et c'est votre sécurité qui prime à chaque étape.

Si une blessure ancienne vous suit encore

Si vous sentez qu'un événement continue de peser, de surgir, de limiter votre vie aujourd'hui, sachez qu'il est possible de l'accompagner. Si vous ne comprenez pas certaines de vos réactions dans des situations, cela peut êre une problématique à traiter grâce au protocole précis et sécurisé de l’EMDR-H. Avec le bon cadre et le bon rythme, le cerveau peut souvent terminer le travail qu'il n'avait pas pu faire. Un premier échange, à Allevard, à Grenoble ou en visio, permet d'en parler simplement, sans engagement.

Pour aller plus loin
EMDR-H
Le traitement des psychotraumatismes
Découvrir →
Explorer
Le deuil, ce grand mal-aimé de nos sociétés pressées
Lire →
Comprendre
Comment savoir si j'ai besoin d'une thérapie ?
Lire →
Envie d'en parler ?

Une première rencontre, sans engagement

Un premier échange pour faire connaissance, poser vos questions, et voir si nous pouvons cheminer ensemble.

Comprendre

Carl Rogers, l'homme qui a replacé la personne au centre

Claire de CambourgPar Claire de Cambourg·24 août 2026·8 min de lecture

Il a osé dire, à une époque où le thérapeute était un expert qui savait, que la personne en face était la plus experte de sa propre vie. Carl Rogers a discrètement bouleversé notre manière de comprendre la relation d'aide.

Un Américain discret et révolutionnaire

Carl Ransom Rogers est né en 1902 dans l'Illinois, aux États-Unis, dans une famille protestante stricte. Destiné d'abord à l'agronomie, puis tenté par la théologie, il se tourne finalement vers la psychologie. Ce parcours en apparence sinueux dit déjà quelque chose de l'homme : une quête, une recherche de sens, une attention profonde à l'humain.

Au fil de sa carrière, il développe une approche radicalement nouvelle pour son époque, qu'on appellera l'Approche Centrée sur la Personne. Il meurt en 1987, après avoir profondément marqué la psychologie, mais aussi l'éducation, la résolution de conflits et la communication.

Une intuition simple et audacieuse

À son époque, la psychothérapie est largement dominée par l'idée que le thérapeute est un expert : il analyse, interprète, diagnostique, dirige. Le patient, lui, est un objet d'étude.

Rogers renverse complètement cette logique. Pour lui, chaque personne porte en elle une tendance naturelle à grandir, à se développer, à aller vers le meilleur d'elle-même. Il appelle cela la « tendance actualisante ». Le rôle du thérapeute n'est donc pas de réparer ou de guider, mais de créer les conditions pour que cette force intérieure puisse de nouveau s'exprimer.

“L'étonnant paradoxe, c'est que lorsque je m'accepte tel que je suis, alors je peux changer.”

(Carl Rogers)

Les trois attitudes qui changent tout

Rogers a identifié six conditions, dont trois attitudes, qui permettent à un processus thérapeutique de s’enclencher. Ces trois attitudes sont nécessaires et suffisantes, disait-il, à une relation pour être aidante. Elles ne sont pas des techniques, mais des manières d'être.

La congruence

Le thérapeute est authentique, vrai, sans masque. Il ne joue pas un rôle de « professionnel qui sait ». Cette transparence autorise l'autre à être lui-même à son tour.

Le regard positif inconditionnel

La personne est accueillie sans jugement, quoi qu'elle apporte. Ses doutes, ses contradictions, ses parts d'ombre sont reçus avec respect. Non pas approuvés aveuglément, mais accueillis comme faisant partie d'elle.

La compréhension empathique

Le thérapeute s'efforce de percevoir le monde à travers les yeux de l'autre, de ressentir ce qu'il ressent, sans jamais se substituer à lui. Une empathie vivante, qui ne juge pas et ne devance pas.

Ces trois attitudes peuvent sembler évidentes. Elles sont pourtant exigeantes : elles demandent au thérapeute un véritable travail sur lui-même, pour être réellement présent, sans masque ni jugement.

Une influence bien au-delà de la thérapie

L'héritage de Rogers ne s'arrête pas au cabinet. Sa vision de la relation humaine a inspiré de nombreux champs.

  • En pédagogie, il a défendu un apprentissage centré sur l'élève, sa curiosité, son autonomie.
  • En communication, la Communication Non Violente de Marshall Rosenberg s'inscrit dans sa lignée directe.
  • Dans la résolution de conflits, il a animé des groupes de rencontre entre personnes que tout opposait, convaincu que l'écoute pouvait désamorcer la violence.

Pourquoi cet héritage compte encore

Nous vivons dans un monde pressé, qui aime les solutions rapides, les cases, les protocoles. L'approche de Rogers nous rappelle quelque chose d'essentiel : ce qui transforme une personne, ce n'est pas la technique, c'est la qualité de la présence qu'on lui offre.

C'est cette conviction qui guide ma pratique. Croire que vous êtes la personne la plus à même de trouver vos propres réponses, et que mon rôle est avant tout de vous offrir un espace, une écoute et une confiance pour que ce chemin devienne possible. Carl Rogers l'avait compris il y a plus de soixante ans. Cela n'a rien perdu de sa justesse.

“Les terrifiants progrés effectués par l’Homme non seulement dans le domaine de l’immensité de l’espace mais aussi dans celui de l’atome et des molécules ne peuvent apparemment que conduire à la destruction totale de notre planète à moins que nous n’accomplissions d’énormes progrès dans la compréhension et la manière de traiter les tensions qui s’élèvent entre personnes et entre groupes” Carl Rogers

Pour aller plus loin
Mon approche
L'Approche Centrée sur la Personne & l'EMDR-H
Découvrir →
Comprendre
Qu'est-ce que l'Approche Centrée sur la Personne ?
Lire →
Comprendre
Le groupe de rencontre : se découvrir au contact des autres
Lire →
Envie d'en parler ?

Une première rencontre, sans engagement

Un premier échange pour faire connaissance, poser vos questions, et voir si nous pouvons cheminer ensemble.

Décrypter

Le diagnostic : repère utile ou étiquette qui enferme ?

Claire de CambourgPar Claire de Cambourg·7 septembre 2026·7 min de lecture

« Je suis anxieux. » « C'est un dépressif. » « Elle est borderline. » Les mots du diagnostic sont entrés dans notre quotidien. Mais que disent-ils vraiment de nous, et que risquent-ils de figer ?

Le diagnostic, un outil né d'un besoin réel

Posons-le d'emblée : le diagnostic a une utilité. En médecine, en psychiatrie, il permet de nommer, de classer, de communiquer entre professionnels, d'orienter vers un traitement. Pour certaines personnes, mettre un mot sur ce qu'elles vivent est un soulagement immense. Enfin, ce n'est pas « dans leur tête », enfin ça a un nom, enfin elles ne sont pas seules à le vivre.

Reconnaître cela est important. Critiquer l'usage excessif du diagnostic ne veut pas dire nier sa valeur quand il est posé à bon escient.

Quand le mot prend toute la place

Le problème commence quand l'étiquette se met à parler à notre place. Quand « j'ai traversé une dépression » devient « je suis un dépressif ». Quand un état, par nature passager, se transforme en identité fixe.

Un diagnostic décrit une expérience à un moment donné. Il ne dit pas qui vous êtes. Pourtant, le glissement est rapide : on finit par se voir à travers le mot, par expliquer chacune de ses réactions par le diagnostic, par s'y enfermer.

Un diagnostic est une photographie, pas un portrait définitif. Il décrit un instant, pas une personne tout entière.

Le risque de réduire une personne à un symptôme

Dans une approche purement diagnostique, on peut vite perdre de vue l'essentiel : derrière chaque symptôme, il y a une histoire, un contexte, un sens.

Une angoisse n'est pas seulement un « trouble anxieux » à traiter. Elle est souvent la réponse logique d'une personne à ce qu'elle a vécu. Une tristesse profonde n'est pas qu'un « épisode dépressif ». Elle peut dire un deuil, un épuisement, une vie qui ne nous ressemble plus.

La question n'est pas seulement « De quoi souffrez-vous ? », mais aussi « Qu'avez-vous traversé pour en arriver là ? ». Le symptôme a presque toujours une logique, quand on prend le temps de l'écouter.

L'approche centrée sur la personne, pas sur l'étiquette

Dans ma pratique, je ne pose pas de diagnostic. Ce n'est pas mon rôle, et ce n'est pas la logique de l'Approche Centrée sur la Personne. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas la case dans laquelle vous pourriez entrer, c'est vous : votre vécu, votre manière unique de ressentir, ce qui fait sens dans votre histoire.

Cela ne veut pas dire ignorer la souffrance ou faire comme si de rien n'était. Cela veut dire ne pas vous réduire à elle. Vous êtes infiniment plus large que ce qui vous fait mal aujourd'hui.

Garder le meilleur des deux mondes

Faut-il jeter le diagnostic ? Non. Il a sa place, notamment quand un suivi médical est nécessaire, et certains professionnels, comme les psychiatres, sont là pour cela. Si votre situation le demande, je n'hésiterai jamais à vous orienter vers eux.

Mais à côté de cela, il existe un espace où l'on peut être accueilli sans étiquette. Un espace où ce qui compte n'est pas le nom de ce que vous vivez, mais ce que cela représente pour vous, et ce que vous voulez en faire.

Vous n'êtes pas un diagnostic

Si vous portez aujourd'hui une étiquette qui vous pèse, ou si vous craignez d'en recevoir une, souvenez-vous de ceci : aucun mot, aussi juste soit-il, ne contient l'entièreté de qui vous êtes. Vous êtes une personne, avec une histoire, des ressources, et une capacité à évoluer qu'aucune case ne pourra jamais enfermer. En revanche, avoir une grille de lecture qui permet de mieux se comprendre accroit l’estime de soi et c’est fondamental pour faire face à la vie et à ses diverses expériences.

Pour aller plus loin
Mon approche
L'Approche Centrée sur la Personne & l'EMDR-H
Découvrir →
Décrypter
Psychologue, psychiatre, psychopraticien : qui fait quoi ?
Lire →
Comprendre
Comment savoir si j'ai besoin d'une thérapie ?
Lire →
Envie d'en parler ?

Une première rencontre, sans engagement

Un premier échange pour faire connaissance, poser vos questions, et voir si nous pouvons cheminer ensemble.

Explorer

Le deuil, ce grand mal-aimé de nos sociétés pressées

Claire de CambourgPar Claire de Cambourg·21 septembre 2026·8 min de lecture

On voudrait que le deuil aille vite. Qu'on « tourne la page », qu'on « rebondisse », qu'on aille « de l'avant ». Mais le chagrin a son temps à lui, et il ne se laisse pas presser.

Une société qui ne sait plus faire de place à la peine

Nos sociétés modernes sont mal à l'aise avec le deuil. On accorde quelques jours, on attend un retour rapide à la « normale », on s'inquiète si la tristesse dure. Comme si le chagrin était une parenthèse à refermer au plus vite, une anomalie dans une vie censée être productive et souriante.

Cette pression est rarement méchante. Elle vient souvent de l'embarras : on ne sait pas quoi dire, la peine de l'autre nous renvoie à notre propre vulnérabilité. Alors on encourage à « aller mieux », faute de savoir simplement accompagner.

Le deuil n'est pas un problème à résoudre. C'est un amour qui cherche où se poser, maintenant que la personne n'est plus là.

Faire son deuil ne veut pas dire oublier

L'expression « faire son deuil » est trompeuse. Elle laisse croire qu'il y aurait une tâche à accomplir, une case à cocher, après quoi tout serait réglé. Comme si l'on devait, au bout du chemin, ranger la personne disparue et reprendre sa vie comme avant.

Or on ne « tourne » pas la page de quelqu'un qu'on a aimé. On apprend, lentement, à vivre avec son absence. Le lien ne disparaît pas, il change de forme. La personne continue d'exister en nous, autrement.

Le deuil n'est pas une ligne droite

On a longtemps parlé d'« étapes » du deuil, comme s'il fallait les franchir l'une après l'autre dans l'ordre. La réalité est plus chaotique. On peut croire aller mieux, puis être rattrapé par une vague de chagrin des mois plus tard, à cause d'une chanson, d'une odeur, d'une date.

Ce n'est pas un recul. Ce n'est pas « ne pas s'en sortir ». C'est simplement la nature du deuil, qui avance par allers-retours, par vagues, à son propre rythme.

Il n'y a pas de durée « normale » pour un deuil, ni de bonne manière de le vivre. Chaque lien est unique, chaque perte l'est aussi. Votre chagrin n'a pas à ressembler à celui d'un autre.

Quand le deuil se fige

Parfois, pourtant, le deuil semble bloqué. La douleur reste aussi vive qu'au premier jour, des mois ou des années plus tard. On évite tout ce qui rappelle la personne, ou au contraire on ne parvient à penser qu'à elle. La vie semble suspendue.

Cela peut arriver surtout quand la perte a été brutale, quand les circonstances ont été traumatiques, ou quand il reste des choses non dites, des conflits non résolus. Dans ces moments, un accompagnement peut aider à remettre le chagrin en mouvement.

Ce qu'un accompagnement peut offrir

Accompagner un deuil, ce n'est pas faire disparaître la peine. Personne ne le peut, et ce ne serait pas juste. C'est offrir un espace où votre chagrin a enfin le droit d'exister pleinement, sans qu'on vous presse, sans qu'on vous console à tout prix.

Un endroit où vous pouvez dire la colère, la culpabilité, le manque, tout ce qui se mêle souvent au deuil et qu'on n'ose pas toujours avouer ailleurs. Quand un événement a été particulièrement traumatique, l'EMDR-H peut aussi aider à en apaiser la charge, pour que le souvenir cesse de faire effraction dans le présent.

Laisser au chagrin le temps qu'il lui faut

Si vous traversez un deuil, ou si vous accompagnez quelqu'un qui le vit, peut-être le plus grand cadeau est-il celui-ci : accepter que cela prenne le temps que cela prend. Ne pas se presser, ne pas se juger, ne pas exiger d'aller bien.

Vous n'avez pas à « bien faire » votre deuil. Vous avez juste le droit de le vivre, à votre rythme, et de vous faire accompagner si le poids devient trop lourd à porter seul(e).

Pour aller plus loin
Deuil & séparations
Traverser un deuil, une séparation
Découvrir →
Explorer
L'anxiété : et si on apprenait à l'écouter plutôt qu'à la combattre ?
Lire →
Explorer
Pourquoi « gérer ses émotions » n'est pas la bonne approche
Lire →
Envie d'en parler ?

Une première rencontre, sans engagement

Un premier échange pour faire connaissance, poser vos questions, et voir si nous pouvons cheminer ensemble.

Explorer

L'anxiété : et si on apprenait à l'écouter plutôt qu'à la combattre ?

Claire de CambourgPar Claire de Cambourg·5 octobre 2026·7 min de lecture

On la voit comme une ennemie : quelque chose à faire taire, à vaincre, à éliminer. Mais l'anxiété, aussi inconfortable soit-elle, n'est pas votre adversaire. Elle essaie, à sa manière maladroite, de vous protéger.

L'anxiété, une alarme qui veut bien faire

À l'origine, l'anxiété est un mécanisme de survie précieux. Face à un danger, notre corps se met en alerte : le cœur s'accélère, les muscles se tendent, l'attention se focalise. C'est ce qui a permis à nos ancêtres de fuir ou de se défendre. Sans cette capacité, l'espèce humaine n'aurait pas survécu.

Le problème, aujourd'hui, c'est que cette alarme se déclenche souvent sans danger réel immédiat. Un mail, une réunion, une pensée, et le corps réagit comme s'il y avait un prédateur. L'alarme fonctionne, mais elle se trompe de menace.

L'anxiété n'est pas un défaut de fabrication. C'est un système de protection qui, parfois, protège trop.

Combattre l'anxiété la renforce souvent

Notre premier réflexe, face à l'angoisse, est de vouloir la faire cesser. On lutte, on se raisonne, on se dit « arrête, c'est ridicule ». Et bien souvent, cela ne fait qu'empirer les choses.

Pourquoi ? Parce que lutter contre l'anxiété, c'est lui envoyer le message qu'il y a effectivement un danger, ici, à l'intérieur. On ajoute alors de l'anxiété à l'anxiété : la peur d'avoir peur. C'est ce cercle qui transforme une émotion passagère en angoisse installée.

Écouter ce qu'elle protège

Et si, au lieu de la combattre, on essayait de la comprendre ? L'anxiété pointe presque toujours vers quelque chose : un besoin de sécurité, une peur d'être jugé, une situation qui ne nous convient pas, une limite qu'on n'ose pas poser.

Derrière l'angoisse de performance, il y a parfois la peur de ne pas être aimé si l'on échoue. Derrière l'anxiété sociale, le besoin profond d'appartenir. Écouter son anxiété, c'est aller voir ce qu'elle cherche à préserver, plutôt que de seulement vouloir la réduire au silence.

Demander à son anxiété « De quoi essaies-tu de me protéger ? » ouvre souvent plus de portes que de lui ordonner de se taire. La réponse révèle un besoin, et un besoin, lui, peut être entendu.

Quand l'anxiété déborde

Il y a des moments, pourtant, où l'anxiété prend trop de place. Quand elle empêche de dormir, de travailler, de profiter de la vie. Quand elle se manifeste par des crises de panique, ces vagues soudaines où le corps semble s'emballer sans raison.

Dans ces situations, il ne s'agit pas de « se raisonner » seul dans son coin. Une anxiété envahissante a souvent des racines plus anciennes, parfois liées à des expériences passées où l'on ne s'est pas senti en sécurité. Un accompagnement permet d'aller, doucement, à la rencontre de ces racines.

Retrouver un sentiment de sécurité

Le cœur du travail, en thérapie, n'est pas d'apprendre des techniques pour « gérer » les crises, même si cela peut aider. C'est de retrouver, en profondeur, un sentiment de sécurité intérieure.

Dans l'Approche Centrée sur la Personne, cela passe par la relation : un espace où vous vous sentez accueilli(e) sans jugement, où votre anxiété a le droit d'être là, où vous pouvez explorer ce qu'elle dit de vous. Petit à petit, à mesure que ce sentiment de sécurité se reconstruit, l'alarme se déclenche moins fort, et moins souvent.

Faire la paix avec son anxiété

Vous n'avez peut-être pas à vaincre votre anxiété. Vous avez surtout à comprendre ce qu'elle protège, et à offrir à cette part inquiète de vous la sécurité qu'elle réclame. C'est un chemin, pas un interrupteur. Mais c'est un chemin sur lequel on n'est pas obligé d'avancer seul(e).

Pour aller plus loin
Anxiété
L'accompagnement de l'anxiété
Découvrir →
Explorer
Pourquoi « gérer ses émotions » n'est pas la bonne approche
Lire →
Explorer
Le deuil, ce grand mal-aimé de nos sociétés pressées
Lire →
Envie d'en parler ?

Une première rencontre, sans engagement

Un premier échange pour faire connaissance, poser vos questions, et voir si nous pouvons cheminer ensemble.

Comprendre

Le groupe de rencontre : se découvrir au contact des autres

Claire de CambourgPar Claire de Cambourg·19 octobre 2026·7 min de lecture

On imagine souvent le travail sur soi comme quelque chose d'intime, en tête à tête. Pourtant, il existe un cadre où c'est le regard et la présence des autres qui deviennent le miroir le plus juste : le groupe de rencontre.

Une idée née avec Carl Rogers

Le groupe de rencontre n'est pas une invention récente. Carl Rogers, le fondateur de l'Approche Centrée sur la Personne, en a fait l'une des grandes aventures de la fin de sa vie. Il était convaincu que ce qui soigne et fait grandir une personne dans une relation individuelle pouvait aussi opérer au sein d'un groupe.

L'idée est simple et puissante : réunir quelques personnes dans un cadre bienveillant, sans programme imposé, et laisser émerger ce qui a besoin de se dire. Le groupe devient alors un espace d'authenticité rare dans nos vies quotidiennes.

Ce que les autres nous renvoient, quand c'est dit avec respect, nous apprend souvent ce que nous ne voyons pas seuls.

Qu'est-ce qui se passe dans un groupe de rencontre ?

Contrairement à un atelier ou à une formation, il n'y a pas de contenu à transmettre, pas d'exercice à réussir. Le groupe se réunit, et ce qui se vit dans l'instant devient la matière du travail.

On y parle de ce qu'on ressent, ici et maintenant, dans la relation aux autres membres. On y expérimente le fait de se montrer un peu plus vrai, de dire ce qu'on tait d'habitude, d'être accueilli tel qu'on est. Mon rôle, en tant que facilitatrice, n'est pas de diriger, mais de veiller à ce que le climat reste sûr, respectueux et bienveillant. Ce qui n’exclut pas la conflictualité ! Elle existe en nous mais c’est bien différent du conflit ! Nous avons des parts de nous en conflits à l’intérieur, elles peuvent s’exprimer dans le groupe qui aura une capacité collective à les accueillir.

Ce que le groupe permet, et que l'individuel ne permet pas

Le travail individuel et le groupe ne s'opposent pas, ils se complètent. Mais le groupe offre quelque chose d'unique :

  • Un miroir multiple : là où le thérapeute vous renvoie une perception, le groupe vous en offre plusieurs, à travers des sensibilités différentes.
  • L'expérience du lien : beaucoup de nos difficultés se jouent dans la relation aux autres. Le groupe permet de les explorer en situation réelle, en direct.
  • Le soulagement de ne pas être seul : entendre d'autres personnes partager des doutes, des peurs, des fragilités que l'on croyait n'avoir qu'à soi est souvent profondément apaisant.
  • L'apprentissage de l'authenticité : oser être soi devant d'autres, et constater qu'on est accueilli, change durablement le rapport qu'on a à soi-même.

Le groupe de rencontre n'est pas un lieu où l'on doit « se livrer » de force. Chacun y va à son rythme, dit ce qu'il souhaite, et garde toujours la liberté de simplement être présent et d'écouter.

Pour qui ?

Le groupe de rencontre peut s'adresser à des personnes très différentes : celles qui veulent mieux se comprendre dans leurs relations, celles qui se sentent isolées, celles qui ont envie d'explorer un autre chemin que le tête-à-tête, ou simplement celles qui sont curieuses d'une expérience humaine forte.

Il ne remplace pas un suivi individuel quand celui-ci est nécessaire, et ne convient pas à tous les moments d'une vie. Lors d'un premier échange, on peut voir ensemble si ce cadre est juste pour vous, à ce moment-là.

Un espace rare dans nos vies pressées

Nous vivons entourés, et pourtant souvent seuls. Nous échangeons beaucoup, et nous nous montrons rarement vraiment. Le groupe de rencontre propose l'inverse : un temps suspendu où la rencontre, la vraie, redevient possible.

Si cette idée vous touche, qu'il s'agisse de curiosité ou d'un besoin plus profond de lien, n'hésitez pas à m'en parler. Ces moments de groupe, à dimension humaine, sont parmi les plus beaux que la démarche de Carl Rogers nous ait légués.

Pour aller plus loin
Mon approche
L'Approche Centrée sur la Personne & l'EMDR-H
Découvrir →
Comprendre
Carl Rogers, l'homme qui a replacé la personne au centre
Lire →
Comprendre
Qu'est-ce que l'Approche Centrée sur la Personne ?
Lire →
Envie d'en parler ?

Une première rencontre, sans engagement

Un premier échange pour faire connaissance, poser vos questions, et voir si nous pouvons cheminer ensemble.

Explorer

Pourquoi la relation compte plus que la méthode

Claire de CambourgPar Claire de Cambourg·2 novembre 2026·7 min de lecture

On cherche souvent la « bonne méthode », la technique qui marchera enfin. Pourtant, ce qui fait la différence dans un accompagnement n'est presque jamais l'outil employé. C'est la qualité du lien qui se tisse.

La quête de la méthode parfaite

Quand on décide de consulter, on se pose souvent la question de l'approche : faut-il une thérapie comportementale ? De l'hypnose ? De l'analyse ? De l'EMDR ? On lit, on compare, on cherche la méthode qui correspondrait exactement à notre problème, comme on chercherait le bon médicament.

Cette quête est compréhensible. Mais elle passe parfois à côté de l'essentiel. Car des décennies de recherche sur l'efficacité des psychothérapies pointent toutes dans une direction commune, et elle est surprenante.

Ce que la recherche nous dit

Quand on étudie ce qui fait qu'une thérapie aide réellement, un facteur ressort de manière constante, au-delà du type d'approche : la qualité de la relation entre la personne et son thérapeute. C’est ce qu'on appelle l'alliance thérapeutique.

Autrement dit, deux thérapeutes utilisant des méthodes très différentes peuvent obtenir de bons résultats, à condition qu'ils sachent créer un lien de confiance, d'écoute et de respect. Et à l'inverse, la meilleure technique du monde, appliquée sans chaleur ni présence, produit peu.

Ce n'est pas l'outil qui soigne. C'est la rencontre, et la confiance qui s'y construit.

Pourquoi le lien soigne

Cela peut surprendre, et pourtant c'est profondément logique. Beaucoup de nos blessures se sont formées dans la relation : un manque de reconnaissance, un jugement, un abandon, une parole qui a fait mal. Il est cohérent que la réparation passe, elle aussi, par la relation.

Être écouté vraiment, sans être jugé ni interrompu, être accueilli tel qu'on est, sans avoir à se justifier, faire l'expérience d'une présence stable et bienveillante : tout cela est, en soi, profondément réparateur. Parfois plus que n'importe quelle technique.

C'est exactement l'intuition de Carl Rogers : ce ne sont pas les méthodes du thérapeute qui transforment, mais la qualité de sa présence, faite d'authenticité, de respect et d'empathie.

Ce que cela change quand on choisit un thérapeute

Si la relation compte plus que la méthode, alors le critère le plus important pour choisir un accompagnant n'est pas seulement son approche ou ses diplômes. C'est ce que vous ressentez en sa présence.

Posez-vous, après un premier rendez-vous, des questions simples :

  • Me suis-je senti(e) écouté(e), vraiment, sans être jugé(e) ?
  • Ai-je pu être moi-même, ou ai-je joué un rôle, dit ce qu'il fallait dire ?
  • Est-ce que je me sens en sécurité avec cette personne ?
  • Ai-je envie d'y retourner ?

Vos réponses en disent souvent plus long que la fiche de présentation la plus complète.

La place des outils, alors ?

Cela ne veut pas dire que les méthodes ne servent à rien. L'EMDR-H, par exemple, est un outil précieux pour accompagner les traumatismes. Mais un outil reste au service de la relation, jamais l'inverse.

Dans ma pratique, fondée sur l'Approche Centrée sur la Personne, c'est toujours le lien qui prime. Les techniques viennent s'y intégrer quand elles sont utiles, au bon moment, et avec votre accord. Jamais à la place de l'écoute.

Faites confiance à votre ressenti

Si vous cherchez un accompagnement, ne vous laissez pas seulement guider par le nom des méthodes. Faites confiance à ce que vous ressentez dans la rencontre. Le bon thérapeute pour vous, ce n'est pas forcément celui qui a la technique la plus impressionnante. C'est celui en présence de qui vous vous sentez, enfin, pleinement accueilli(e). Et cela, aucun diplôme ne peut le garantir à l'avance : seul un premier échange peut vous le dire.

Pour aller plus loin
Mon approche
L'Approche Centrée sur la Personne & l'EMDR-H
Découvrir →
Comprendre
Qu'est-ce que l'Approche Centrée sur la Personne ?
Lire →
Comprendre
Comment savoir si j'ai besoin d'une thérapie ?
Lire →
Envie d'en parler ?

Une première rencontre, sans engagement

Un premier échange pour faire connaissance, poser vos questions, et voir si nous pouvons cheminer ensemble.

Prise de contact

Prenez rendez-vous

Le plus difficile est souvent de décider de commencer. Écrivez, appelez, je vous rappelle rapidement pour un premier échange sans engagement.

Allevard · Grenoble · Visio
Informations pratiques

Vos espaces d'accueil

Cabinet Allevard

1 rue de la Soierie
38580 Allevard-les-Bains
Lun, Mar, Mer, Ven

Cabinet Grenoble

12 rue de New York
38000 Grenoble
Jeudi

Téléphone

06 33 54 27 21

Email

clairedecambourg@gmail.com

Visio disponible via Teams, WhatsApp ou autre à la demande :

Formulaire de contact

Envoyez votre message

Où me trouver

Deux cabinets, un même accueil

Cabinet d'Allevard

1 rue de la Soierie, 38580 Allevard

Lundi, mardi, mercredi, vendredi

Itinéraire
Cabinet de Grenoble

12 rue de New York, 38000 Grenoble

Jeudi

Itinéraire